lundi 10 août 2015

Comme un air de vacances, enfin ...

 

Si j'observe un peu mon fonctionnement, je pourrais très bien m'assimiler à un diesel. Pour tout ce que j'entreprends, j'ai besoin d'un temps de chauffe plus ou moins long pour m'adapter et pour enfin me laisser aller et me détendre.
Et ce mode-diesel s'applique dans toutes les situation de ma vie!


Tenez, je vous donne l'exemple le plus probant : quand je pars en vacances (ou plutôt quand je partais en vacances...avant...dans mon autre vie), il me fallait un temps d'adaptation assez long pour me sentir bien et enfin profiter des vacances. Je me souviens d'un (des deux) voyage de noces que nous avons fait dans les Pyrénées...dans un hôtel "thermal"...Nous y sommes resté une semaine mais il m'a bien fallu 3 jours (au moins) pour me sentir détendue, pour enfin profiter des vacances et pour prendre du plaisir à me trouver dans un nouveau lieu.
Une fois le diesel mis en route, rien ne peut plus m'arrêter...et (comme une vieille voiture) mes freins fonctionnent mal et j'ai beaucoup de difficultés à interrompre mes vacances. Le départ est souvent douloureux et empreint de nostalgie...nostalgie de ne pas avoir assez profité !

Bon, et bien pour cet été 2015, c'est un peu pareil.
Nous avons débuté l'été par une effervescence certaine avec notre anniversaire de mariage, cumulant ainsi joie, bonheur, amis mais aussi surmenage et fatigue.
Et puis, une fois l'évènement passé, nous nous sommes retrouvé confrontés à une fatigue et à une lassitude extrême, ne voyant pas d'issue à cet été...puisqu'il n'était pas prévu de prendre de vacances.

Fin juillet, je vous écrivais. Je lâchais, ici, la pression qui était devenue insupportable pour moi. Je venais vous dire à quel point j'en avais marre de faire ce boulot "ingrat" sans vacances, sans répit, avec un stress et une activité physique beaucoup trop contraignants. Je venais aussi vous dire à quel point je culpabilisais de ne pas offrir de vacances à mon fils. Ma culpabilité à lui imposer nos longs moments de sieste chaque après-midi ...parce que trop fatigués pour aller balader. Je vous confiais ma culpabilité à ne pas pouvoir partager de soirées avec lui.

Et puis ... Et puis j'ai lu vos nombreux commentaires suite à ce billet. J'ai lu et relu vos réactions, vos messages d'encouragement, vos sollicitations à ne pas culpabiliser. J'ai compris que mon petit loustic n'était pas trop à plaindre, que nous lui offrions beaucoup de temps de plaisir, que le principal était bien qu'il soit en vacances, et que les enfants ne ressentent pas forcément ce qui nous fait culpabiliser... MERCI à vous !
Et, parallèlement à vos mots et à vos attentions, j'ai fait une rencontre, celle de mon voisin, malade, frappé par le cancer, malade comme un chien, mais pourtant avec le sourire, avec la niaque, avec l'envie d'enfin profiter de sa vie. Et il m'a dit ces mots ; "il a fallu que je tombe malade pour enfin m'octroyer des vacances et enfin profiter de la vie".
Ces mots résonnent en moi depuis...

Alors, nous avons décidé de profiter de cet été. Le plus grand évènement de l'année, dans notre village, est passé (enfin!!!), un évènement qui nous donne du boulot par dessus la tête, un évènement qui monopolise toute notre attention pendant 5 jours. A présent, c'est derrière nous. Le stress retombe, on se sent libérés. Alors maintenant, place à la détente, aux moments d'apaisement, de lâcher-prise...et place aux ... aux ... vacances !
Et oui ! Tout arrive !
 Pour la première fois depuis 5 ans, nous allons partir en vacances au mois d'aout. 5 jours de vacances que nous nous octroyons enfin, pour nous, pour notre famille, pour nous retrouver dans un climat de tranquillité.
Nous avons décidé de partir quelques jours, laissant en plan notre boulot, notre quotidien, nos responsabilités et ce putain de temps qui défile inlassablement. Nous allons tirer le frein à main ... presque une semaine, pour enfin prendre la route des vacances !
10 aout, la maman (im)Parfaite que je suis a enfin démarré, le diesel a mis un moment à chauffer, maintenant me voilà (plus ou moins) en mode détente, prête à passer la seconde pour profiter de cet été...même si je regrette déjà d'avoir bousillé un mois (quelle cruche !).

Alors aux alentours du 20 aout, nous partirons en vacances, quelques jours, ailleurs, en France, pas très loin d'ailleurs, mais ailleurs, loin de tous et de tout pour nous retrouver à trois et pour enfin prendre le temps de vivre...
 

 


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