lundi 7 janvier 2019

Les copains d'abord ?

Début décembre, Mini Loulou me demandait de manger à la cantine un jour de plus -il faut savoir qu'il y mangeait déjà deux jours par semaine- pour participer aux activités artistiques du midi avec ses amis. Et puis, au moment de l'inscrire en mairie, le monsieur qui inscrit les enfants lui suggère de l'inscrire tous les jours. Il accepte, dans l'élan.

Il faut savoir qu'à l'école maternelle, il n'allait pas à la cantine. 
Au CP, non plus.
Et puis c'est petit à petit qu'il a intégré la restauration scolaire, au gré de ses envies, puisque j'ai la chance de pouvoir le garder à la maison le midi. Tout s'est fait lentement car il aimait son confort et notre complicité. Plus douce. Plus câline que la compagnie de ses copains de classe.

Mais voilà qu'est arrivé le moment où il quitte (à nouveau) le nid. Cette fois le midi. Mais après avoir mûrit sa décision (un peu forcée par le personnel de la mairie) durant toutes les vacances scolaires, il a eu un gros coup de blues ce matin au réveil. Non seulement c'était la rentrée mais en plus il mettait un point final à une période de sa vie pendant laquelle Maman venait le chercher le midi, lui proposait un repas à deux, et lui permettait dessins animés ou jeux vidéo le temps de la pause. 
Il a pris conscience, lui-même, que cette sorte de "bulle à deux" prenait fin et il s'est senti malheureux. Il m'a confié "Je suis déjà au CM2, je vais bientôt rentrer en 6ème, je préférais rester encore avec toi et profiter". 

On dirait mes propres mots ...

Je profite à fond de mon enfant unique mais je crois que, lui aussi, veut profiter de son enfance, ne pas grandir trop vite, et se laisser chouchouter encore un peu.

Il est parti le cœur lourd, regrettant son choix de cantine. Mais j'ai joué mon rôle de Maman, avec toute la bienveillance dont j'ai pu user. Je lui ai dit que la maison l'attendait, que rien ne changerait durant son absence. Que la bonne nouvelle c'est qu'il resterait toujours mon bébé, et que malgré cette "crise d'adolescence et les choix qui en découlaient " il resterait toujours notre petit bouchon. Avec tout l'amour que nous pouvons lui donner. Et qu'il pouvait grandir en paix, avec notre soutien.

Il change. Il prend de nouvelles décisions qui l'éloignent de nous un peu plus chaque jour.
Mais il a un telle sensibilité qu'il reste encore un grand bébé. Attaché à ses repères, à ses racines. 
Il est attentif à nos propres émotions et souhaite encore ne pas grandir trop vite.




Profitons !
Les copains ne sont pas (encore) son seul "centre d'intérêt". 
Nous jouissons toujours d'une grande complicité et de moments privilégiés à deux ou à trois.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre commentaire ! Laissez votre prénom !