Education des enfants : sur ce sujet, y a plein de bouquins, plein de théories, des tas de personnes qui "savent" comment faire. Et pourtant, moi, je suis perdue.
Recadrons les évènements pour que vous puissiez comprendre nos choix :
D'abord, le décès de mon père (qui est, et restera l'évènement qui guidera beaucoup de mes choix). A cause de ce décès, je me dis chaque jour que je dois profiter de mon fils. Le câliner, l'aimer et le gâter.
Puis, notre choix de vie. Auparavant dans des métiers dits classiques (directeur de banque et enseignante) nous avons changé de métiers pour un emploi du temps atypique, pour des horaires nocturnes, pour un train de vie différent. Et cela, ce choix de changement de vie, alors qu'Enzo était déjà né. Nous ne voulons donc pas qu'il porte le poids de notre choix, le poids de nos horaires, le poids de notre rythme différent. Un peu coupables...beaucoup coupables, coupables de SON rythme de vie différent (du coup) on compense, et on le gâte, encore plus.
Ce sont deux raisons qui nous poussent souvent, voire quotidiennement à ne penser qu'à lui, à ne vivre que pour lui. Normal me direz-vous !
Quand on a des enfants, c'est comme ça !
Chez nous peut-être un peu trop.
Il passe avant tout dans nos choix.
Quelques exemples : dans notre entreprise nous avons un salarié de plus, pour que nous puissions (ou l'un ou l'autre) rester avec Enzo le maximum de soirs dans la semaine, il ne veut pas manger à la cantine on le retire de la cantine, on ne fait pas de sport pour être avec lui le plus possible, on va plus tôt au boulot le matin pour pouvoir aller le récupérer chaque jour à 11h20 à l'école, il dort souvent avec nous (je sais c'est pas bien, je sais, je sais) parce qu'on culpabilise de ne pas être avec lui le soir pour l'endormir...
Ces choix sont logiques et à la fois pas vraiment.
Bref, du coup, Enzo est un roi. Un enfant-roi. On ne lui passe pas tout, mais on le privilégie beaucoup.
C'est une erreur ? Peut-être...
Car depuis quelques semaines, il a un caractère difficile. Il a des attitudes détestables, et ce quotidiennement. Caprices sur caprices. C'est sans arrêt. Dès qu'il n'a pas ce qu'il veut, il pleure. Dès qu'on le contrarie, il pleure. Dès que ça ne convient pas à Môsieur, il pleure.
Tiens, à midi, il arrive de l'école, il a envie de manger des cacahuètes, y en a plus, il pleure !
Ce soir à 16h30, je lui annonce que nous allons faire les magasins pour lui acheter des chaussures, il pleure. Non, il chiale, encore et encore parce qu'il voulait inviter sa copine à la maison. Finalement, après 10 min de pleurs, on y va, je lui achète deux paires de shoes, et quand on arrive à la caisse il me balance 'qu'il n'est pas content' parce que je ne lui ai pas acheté de jouet (ou plus exactement parce que j'ai refusé qu'il s'achète un jouet avec ses sous). Non mais oh !!!!!!!!!!!
Je craque !
Mon fils est une usine à caprices !!!!!
Surtout que je me suis fait la promesse de ne plus crier, de ne plus "péter un plomb" comme je le fais quand il me pousse à bout. J'avais tendance à crier et à regretter ensuite.
Alors je ne crie plus, mais aujourd'hui ça a été dur, très dur. Je me suis mordue la langue.
La solution que j'ai trouvé ce soir a été simple : je l'ai ignoré, j'ai ignoré ses plaintes, ses pleurs, je n'ai même pas essayé de lui expliquer mon point de vue (parfois faut savoir être ferme sans explications). Et puis il a été puni. Puni de MP4 et puni de dessins animés ce soir.
Il est trop gâté. C'est certain. Nous devons nous ressaisir et ne plus céder à ses demandes perpétuelles.
Lorsque j'étais jeune, je tenais un cahier où j'écrivais ce que je ne devrai surtout pas reproduire comme maman auprès de mon enfant. Je me rends compte aujourd'hui que toutes ces choses que j'écrivais, c'était les frustrations, que je voulais bannir de mon rôle de mère. Sauf que c'est pas une bonne idée.
Enzo ne connait pas les frustrations. Pas trop.
Il n'a pas tout mais presque.
Il est gâté, choyé, nous répondons à ses demandes...
mais où est la limite du bénéfique et du nuisible ?
...que mon enfant n'en fasse plus !
J'aimerais avoir vos témoignages sur ce sujet.
Vos enfants sont-ils capricieux aussi?
Jusqu'à où et comment fixez-vous les limites?
En matière de cadeaux, comment agissez-vous?
L'éducation de mon enfant m’intéresse, et je crois que je ne suis pas la seule dans ce cas de conscience.
J'aimerais que mon enfant soit élevé dans la simplicité, j'aimerais qu'il joue simplement et je fais tout le contraire...
MARRE DE VIVRE RUE DU CAPRICE !!!!